-Alors vous pensez que la mort n'est pas si compliquée que ça?
-Oh, je ne sais pas. Ce n'est pas facile, mais, il ne faut pas exagérer tout de même.
-Vous avez peur de mourir?
-Un peu. C'est impossible d'éviter un peu, ce peur. C'est le peur de la conscience, de savoir que mourir, c'est disparaître, c'est s'effacer. Mais je veux m'éloigner avec le vent, moi, j'ai peur, mais je l'aime. Je sais que ce sera dur. Je sais que maintenant je me préoccupe pas, je suis vivant, je sens mon sang bouillir. Peut-être d'ici un an, quand une voiture m'écrasera, quand une maladie étrange me ravagera à 30 ans, ou quand je serai vieux, décrepit et immobile dans un lit d'un hôpital quelconque, mes yeux presque fermés, ma voix tremblante, ma famille, ou sans ma famille, ... N'importe. Peut-être dans ces situations j'aurais peur, je tressaillirais, je frémirais et je regretterais tout. Mais maintenant, non. J'ai peur d'avoir peur, c'est vrai. Mais, les choses sont d'une seule façon, elles son vraiment simples, malgré que l'homme s'efforce en démontrer combien c'est compliquée la vie.
-Donc, est-ce que vaut-il la peine de vivre?
-Oh, oui, sans doute. La vie c'est de la merde, ne vous trompez pas, mais c'est notre merde. Nous avons rien de plus, absolument rien. C'est ta merde, et nous devons la profiter, c'est à nous. Nous devons travailler pour faire de cette merde quelque chose d'agréable, que nous pouvons en manger un peu. On peut dire que c'est le meilleur spéctacle que nous pouvons voir représenté, mais en fait, c'est plus simple que ça. Que personne nous dit comment nous sentir. C'est le seul spéctacle que nous allons voir. Ce n'est pas tout mauvais, si nous y pensons. Mais penser, penser. Si nous pensons, des fois nous sommes condamnés. Il faut sortir la force d'un lieu que nous connaissons pas, nous croyons qu'il n'existe. Mais oui, il est dedans nous. Quelle surprise.